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À quelle hauteur puis-je faire voler mon drone ?

Le plafond de 120 mètres au-dessus du point le plus proche de la surface de la terre s'applique en catégorie « ouverte » ainsi que dans les scénarios standard, et il comporte deux pièges. Le premier : ce ne sont pas 120 mètres au-dessus du lieu où vous avez décollé, ce que mesure votre altimètre. Le second : ce plafond n'est pas universel. Sous le régime de l'autorisation d'exploitation, et seulement là, la limite verticale devient celle que prévoit votre ConOps autorisé. Vers le bas, en revanche, n'importe quelle zone géographique peut l'abaisser.

Cadre commun de l'Union européenne. Votre pays peut y ajouter ses propres conditions.Revu le 17 septembre 2026

En bref

  • Les 120 mètres s'appliquent en catégorie « ouverte » et dans les scénarios standard, et se mesurent par rapport au terrain, pas par rapport au niveau de la mer ni au point de décollage.
  • Sous le régime de l'autorisation d'exploitation, et seulement là, le plafond est fixé par le ConOps autorisé : les 120 mètres cessent alors d'être la limite applicable.
  • En catégorie « ouverte », à moins de 50 mètres horizontaux d'un obstacle artificiel de plus de 105 mètres, on peut monter jusqu'à 15 mètres au-dessus de sa hauteur, à la demande de son responsable.
  • De nombreuses zones géographiques imposent un plafond plus bas : au Portugal, les anneaux d'aéroport limitent la catégorie « ouverte » à 30, 60 ou 80 mètres.
  • L'altimètre d'un drone grand public mesure depuis le décollage : sa lecture n'est donc pas la grandeur qu'exige la réglementation.

Au-dessus du terrain, pas au-dessus de vous

La réglementation parle de la distance au point le plus proche de la surface de la terre. Si vous décollez au fond d'une vallée et volez vers le versant, le sol monte sous le drone : votre altimètre affiche toujours quatre-vingts mètres, alors que la hauteur réelle au-dessus du terrain peut n'être que de vingt.

L'inverse est pire. Si vous décollez au sommet d'une falaise et partez au-dessus de la mer, le sol se dérobe d'un coup et le drone se retrouve bien au-dessus des 120 mètres sans que vous ayez touché la commande de montée.

Ce que mesure votre altimètre n'est pas ce qu'exige la réglementation

Presque tous les drones grand public mesurent la hauteur par rapport au point de décollage, avec un baromètre et parfois l'aide de capteurs de sol. C'est une donnée utile pour piloter, mais ce n'est pas celle qu'exige la réglementation.

Pour connaître votre hauteur réelle au-dessus du terrain, il faut croiser la position du drone avec un modèle d'élévation. C'est ce que fait AXPA lors de la planification : il montre le profil du terrain sous le trajet et l'endroit où vous dépasseriez la limite, avant le vol et non après.

Le plafond n'est pas le même dans toutes les catégories

C'est la nuance la plus souvent mal simplifiée. Les 120 mètres ne concernent pas seulement la catégorie « ouverte » : les scénarios standard s'exercent eux aussi sous ce plafond. Ce qui change vraiment la limite, c'est l'autorisation d'exploitation, où la limite verticale applicable est celle que prévoit le ConOps autorisé par l'autorité aéronautique, et elle n'est pas forcément de 120 mètres.

Autrement dit, une inspection qui doit monter plus haut n'est pas impossible : c'est une opération d'une autre catégorie. En revanche, mieux vaut ne pas présumer de la limite : sous le régime de l'autorisation, le chiffre qui compte est celui de votre autorisation, et il faut le vérifier opération par opération.

L'exception des obstacles élevés

En catégorie « ouverte », il existe un cas où l'on peut dépasser la limite générale. Si vous volez à moins de 50 mètres horizontaux d'un obstacle artificiel de plus de 105 mètres, comme une tour, une cheminée ou une éolienne, le plafond peut monter jusqu'à 15 mètres au-dessus de la hauteur de cet obstacle, à la demande de son responsable. Ce n'est pas une permission de monter librement : ce sont 15 mètres, et seulement tout près de l'obstacle.

C'est l'exception qui permet d'inspecter des structures élevées sans sortir de la catégorie « ouverte ». Le Portugal prévoit en outre sa propre exception de hauteur d'obstacle aux abords des aérodromes, dans un rayon de 75 mètres.

Les zones abaissent votre plafond

Les 120 mètres sont un plafond général, pas une garantie. De nombreuses zones géographiques en fixent un plus bas : abords d'aérodromes, zones de contrôle et certains espaces protégés. Au Portugal, les anneaux autour des aéroports internationaux limitent la catégorie « ouverte » à 30, 60 et 80 mètres au-dessus de la surface selon l'anneau.

La hauteur autorisée en un point est donc la plus faible de deux valeurs : la limite de votre régime d'exploitation et celle qu'impose la zone au-dessus de vous. N'en vérifier qu'une seule laisse le vol à moitié vérifié.

Questions fréquentes

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120 mètres ou 400 pieds ?
C'est la même valeur dans deux unités : 120 mètres équivalent à environ 394 pieds, et la référence des 400 pieds vient de réglementations d'autres pays. Dans l'Union européenne, la valeur réglementaire de la catégorie « ouverte » est de 120 mètres.
Puis-je voler au-dessus de 120 mètres ?
En catégorie « ouverte » et dans les scénarios standard, uniquement avec l'exception des obstacles artificiels de plus de 105 mètres, et il s'agit alors de 15 mètres au-dessus de l'obstacle, à moins de 50 mètres de celui-ci. Au-delà, il faut une autorisation d'exploitation : sous ce régime, la limite verticale est celle que prévoit votre ConOps autorisé.
Si je vole en montagne, puis-je monter à 120 mètres depuis le sommet ?
Oui, car la mesure se fait par rapport au point le plus proche du terrain, et à cet endroit le terrain est le sommet lui-même. Le problème apparaît lorsque vous vous éloignez vers la vallée, où le sol s'éloigne sous le drone.
La hauteur au-dessus de l'eau compte-t-elle ?
La surface de l'eau tient lieu de terrain à cet égard. En volant au-dessus de la mer depuis une falaise, la référence devient le niveau de l'eau, et la marge disponible change d'un coup.
Que se passe-t-il si le drone monte tout seul en revenant au point de départ ?
La fonction de retour automatique fait généralement monter le drone à une hauteur paramétrée avant de revenir, et cette montée peut vous faire dépasser la limite ou entrer dans une zone. Mieux vaut l'ajuster au terrain de chaque vol.

Ce guide est une information générale et une aide à la planification. Il ne constitue ni un conseil juridique ni une autorisation de vol. La réglementation évolue et chaque pays ajoute ses propres conditions. Avant de décoller, vérifiez toujours les sources officielles de votre juridiction et l'information aéronautique en vigueur. Le télépilote aux commandes est seul responsable du vol.